Début du contenu principal.
M. Poilievre entame la deuxième semaine de la campagne électorale fédérale à North York, en Ontario.
Le chef conservateur Pierre Poilievre propose une nouvelle mesure fiscale qui, selon lui, agirait comme du «carburant» pour l'économie canadienne: un report de l'impôt sur les gains en capital.
Lors d'une visite de campagne dans une usine de fabrication de plastique à North York, en Ontario, près de Toronto, M. Poilievre a promis aux Canadiens de reporter l'impôt sur les gains en capital s'ils réinvestissent ces bénéfices au Canada.
«Pensez aux entreprises qui ont investi à l'étranger. Cette mesure leur permettrait de vendre ces investissements étrangers et de les rapatrier en franchise d'impôt», a expliqué le chef conservateur lors d'une conférence de presse.
«En fin de compte, cela se traduira par davantage d'investissements. Ce sera comme un carburant économique pour le Canada, qui nous permettra de décoller. Nous dépasserons les Américains.»
La période de report d'impôt promise serait ouverte pendant 18 mois à compter de juillet. L'impôt différé serait récupéré par le gouvernement fédéral une fois que les investisseurs encaisseraient ou transféreraient leurs fonds à l'extérieur du Canada.
À VOIR ÉGALEMENT | Élections fédérales 2025: les Canadiens et les Québécois ont-ils peur de faire «un mauvais choix»?
Le parti estime que la mesure coûterait 5 milliards $ la première année et 5,5 milliards $ en 2026-2027.
Les gains en capital sont réalisés lorsqu'un particulier ou une entreprise vend un actif, comme une action ou un bien immobilier, et actuellement, les Canadiens sont imposés sur 50 % de ces gains en capital.
Le gouvernement libéral avait prévu d'augmenter le taux d'inclusion -- la part des gains en capital assujettie à l'impôt -- aux deux tiers, par rapport au niveau actuel de 50 %, mais le premier ministre Mark Carney a annoncé plus tôt ce mois-ci que le gouvernement abandonnait cette mesure.
Répondant aux questions de journalistes sélectionnés dimanche, Pierre Poilievre a balayé du revers de la main la présomption que sa campagne traverse des remous, présentant son parti comme le meilleur choix pour tenir tête au président américain Donald Trump.
Vendredi et samedi, plusieurs médias, dont le Globe and Mail, Global News et CBC News, ont fait état d'une frustration croissante chez les conservateurs, qui souhaitent que la campagne s'éloigne des attaques contre le gouvernement libéral et se concentre plutôt sur la façon dont un gouvernement conservateur s'occuperait du dossier Donald Trump.
«Aujourd'hui, nous tenons tête aux Américains», a déclaré M. Poilievre lorsqu'on lui a demandé de réagir aux informations faisant état de tensions internes.
«Le président Trump a déclaré vouloir le retour des libéraux au pouvoir. Nous savons pourquoi: ils maintiendront le Canada faible et continueront de drainer nos investissements vers les États-Unis.»
Mark Carney et Donald Trump ont eu leur premier entretien bilatéral vendredi. M. Trump a qualifié l'échange d'`extrêmement productif' et a ensuite indiqué aux journalistes que les choses allaient «très bien se passer entre le Canada et les États-Unis».
Le premier ministre Carney a également affirmé que l'appel avait été cordial.
Pierre Poilevre se rendra dans l'Est cette semaine pour des rassemblements à Fredericton lundi et à l'Île-du-Prince-Édouard mardi.
Pierre Poilievre a également apporté sa voix aux appels à disqualifier le candidat libéral sortant Paul Chiang.
Ce dernier s'est excusé cette semaine pour ses propos tenus en janvier au sujet de Joe Tay, un candidat conservateur mis à prix par la police de Hong Kong en décembre dernier.
L'Association torontoise pour la démocratie en Chine a indiqué dans un communiqué que Paul Chiang avait affirmé au journal chinois Ming Pao, lors d'une conférence de presse il y a trois mois, que tous les participants à l'événement pourraient réclamer la prime `s'ils l'apportaient au consulat chinois de Toronto'.
Le candidat de Don Valley North fait partie des six militants étrangers ciblés par la police de Hong Kong. En décembre, la police de Hong Kong a annoncé une prime d'environ 180 000 $ pour toute information menant à son arrestation.
Dimanche, M. Poilievre a critiqué Mark Carney pour avoir maintenu Chiang sur les listes électorales.
«Je trouve incroyable que Mark Carney ait permis à quelqu'un de se présenter pour son parti en appelant à la remise d'un citoyen canadien à un gouvernement étranger contre une prime. Un gouvernement étranger qui exécuterait presque certainement ce citoyen canadien», a-t-il déclaré.
«Et Mark Carney affirme qu'il devrait rester candidat. Qu'est-ce que cela signifie quant à sa capacité à protéger les Canadiens ?»