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Des élèves du Québec risquent donc d’être privés de sorties, de fêtes de la rentrée, d’olympiades, de leur bal de finissants – si les négociations en venaient à s’étirer jusqu’à l’été – et d’activités scolaires de tout acabit.
Des profs sont prêts entamer, dès la rentrée scolaire, une grève des activités qui ne sont pas reliées directement à l’enseignement, en marge des négociations avec le gouvernement Legault pour une nouvelle entente de convention collective, laquelle est échue depuis mars dernier.
Des élèves du Québec risquent donc d’être privés de sorties, de fêtes de la rentrée, d’olympiades, de leur bal de finissants – si les négociations en venaient à s’étirer jusqu’à l’été – et d’activités scolaires de tout acabit, car les membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) comptent appliquer ce moyen de pression pour faire comprendre à la partie patronale l’urgence d’améliorer leurs conditions de travail.
Pendant que le ministre Bernard Drainville ne peut garantir l’ouverture de toutes les classes à la rentrée scolaire en raison de la pénurie d’enseignants, les syndicats de la FAE, eux, étaient prêts à agir depuis un bon moment.
«C’est un plan d’action sur lequel les membres ont voté l’an dernier, à la fin juin, après une série de consultations», a indiqué la présidente de la FAE, Mélanie Hubert, dans un entretien téléphonique avec Noovo Info, mercredi.
Les Centres de services scolaires (CSS) affectés par le boycottage de neuf syndicats touchent six régions du Québec: Montréal, Laval, la région de Québec, la Montérégie, les Laurentides et l’Outaouais. Ces syndicats représentent plus de 40% des enseignants de la province.
Les enseignants concernés boycotteront «tous les comités qui ne font pas partie de [leur] tâche», dit Mme Hubert. «La logique est de reprendre du pouvoir sur nos tâches, nous recentrer sur le travail qu’il y a à faire – tâche qui devient de plus en plus lourde.»
La FAE espère que les moyens de pression amèneront le gouvernement aux tables de négociation pour en venir rapidement à un règlement, même si cela prive les enfants et leurs parents des activités parascolaires.
«Ce qu’on dit aux parents, c’est qu’il est urgent qu’on envoie le message au ministère que la récréation est terminée.»
«Oui, peut-être que cette année, on aura un prix à payer, mais quel prix les élèves doivent-ils encore payer pendant quelques années?»
Et après une grève du zèle, une grève générale illimitée? Bien que ce n’est pas l’objectif premier, qui est plutôt de faire débloquer les négos, les membres sont en discussion à ce sujet, ce qui «montre tout le sérieux» de la situation, énonce Mme Hubert. Lors d’un appel à la négociation destiné au gouvernement Legault, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) n’avait pas écarté la possibilité d’une grève des enseignants, s’il fallait en arriver là.