Début du contenu principal.
«Imaginez: du personnel supplémentaire engagé, des plats préparés avec amour, des clients refusés... et puis, le vide.»
Une cabane à sucre de Cookshire-Eaton, en Estrie, aurait été le théâtre d’un «no-show» majeur au cours des derniers jours. Un groupe entier de 48 personnes ne se serait pas présenté à leur réservation. «Des chaises vides et de l’incompréhension» qui entraînent des pertes financières importantes, déplore l’entreprise.
Voyez le reportage de Marc-Antoine Mailloux dans la vidéo ci-haut.
«Ne pas honorer une réservation, c'est un manque de respect qui nous touche profondément», a dénoncé la propriétaire du Chalet des Érables, Joannie Paquette, sur Facebook. «Imaginez: du personnel supplémentaire engagé, des plats préparés avec amour, des clients refusés... et puis, le vide. Un vide qui fait mal au cœur.»
À voir également - «No-shows» en santé: l'Estrie n'y échappe pas
La publication Facebook a suscité plusieurs réactions sur les réseaux sociaux.
Afin de minimiser ces désistements, les Chalets des Érables assurent appeler les clients le jeudi et le vendredi afin de confirmer chaque réservation du week-end. «Un véritable jeu de chaises musicales, mais au moins, les surprises sont moins amères», rapporte Mme Paquette.
Cette dernière mentionne que le groupe de 48 personnes qui ne s’est jamais présenté avait toutefois confirmé sa présence, et ce, «moins de 24 heures avant».
Mme Paquette indique à Noovo Info ne pas avoir calculé le total des pertes financières, car elle veut épargner sa santé mentale.
Le phénomène des «no-shows» affecte négativement les cabanes à sucre, qui ne sont ouvertes que quelques fins de semaine par année.
«Peu de gens réalisent que notre saison, c'est deux mois de revenus pour dix mois de factures. Des journées et des nuits de travail acharné pour vous offrir un moment de bonheur», a ajouté la propriétaire.
Cette dernière dit comprendre que des imprévus peuvent survenir au dernier moment, mais exige que les clients appellent la cabane à sucre pour annuler, et ce, «même à la dernière minute».
«Nous pardonnons. Mais nous sommes aussi fatigués de ces absences qui pèsent lourd», a-t-elle nuancé.
Québec compte s’attaquer aux no-shows et envisage d’imposer des frais de dix dollars maximums en cas d’absence. Or, cela ne serait pas suffisant pour contrer le phénomène, selon l'Association Restauration Québec (ARQ).
«Une pénalité qui est chargée sera quand même un frein au comportement (des «no-shows») […] mais c’est sûr qu’on aurait aimé que ce soit un montant un peu plus élevé», a rapporté Dominique Tremblay, directrice aux affaires publiques et gouvernementales de l’ARQ, en ajoutant qu’il est difficile pour les restaurateurs de combler une annulation à la dernière minute.
Malgré cette histoire, la propriétaire de la cabane à sucre Les Chalets des Érables se dit tout de même optimiste pour l'avenir.
-Avec de l'information de Marc-Antoine Mailloux