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Sport

Les clubs de la LNH et les espoirs jasent beaucoup lors des camps d'évaluation

Les entrevues et les invitations à partager un repas permettent d'en savoir davantage sur le joueur en question, mais ces rendez-vous peuvent aussi permettre d'aller chercher des renseignements sur d'autres joueurs prometteurs.

Adam Fantilli a discuté avec les représentants de 11 équipes. Même chose pour Leo Carlsson.
Adam Fantilli a discuté avec les représentants de 11 équipes. Même chose pour Leo Carlsson.
Joshua Clipperton
Joshua Clipperton / La Presse canadienne

Adam Fantilli a discuté avec les représentants de 11 équipes. Même chose pour Leo Carlsson.

De son côté, Connor Bedard a évité d'entrer dans les détails — «un assez grand nombre» — a répondu celui que la grande majorité des observateurs voient comme le premier choix du prochain repêchage de la LNH, lorsqu'il s'est fait demander combien de clubs il avait rencontrés.

Trois joueurs susceptibles de figurer parmi les cinq premiers choix lors de la séance de sélection de la LNH à la fin du mois ont été testés cette semaine, alors que les 32 concessions de la ligue s'apprêtent à sélectionner la prochaine vague de talents.

Mais pourquoi des représentants d'équipes voudraient-ils discuter avec des joueurs — Bedard est essentiellement assuré d'être sélectionné par les Blackhawks de Chicago au premier rang, tandis que Fantilli pourrait être le choix suivant, par les Ducks d'Anaheim — lorsqu'ils n'ont pas vraiment d'espoir de les choisir?

«Je ne crois pas que ce soit toujours pour le moment actuel», s'est avancé à dire Fantilli, qui se classe deuxième derrière Bedard au classement des patineurs nord-américains de la Centrale de recrutement de la LNH.

«Parfois, au fil du temps, des transactions peuvent être complétées, des choix peuvent changer de main. Vous ne savez jamais, a-t-il ajouté. Peut-être veulent-ils faire certaines vérifications pour le futur (...) dans ma carrière et la leur.»

Bedard, un phénomène de 17 ans de la Colombie-Britannique qui fait l'objet de comparaisons avec Connor McDavid, a apprécié ses échanges avec les directeurs généraux et les membres du personnel de recrutement.

«C'est toujours excitant de parler avec une équipe de la ligue dans laquelle vous allez jouer. Vous pouvez certainement apprendre des choses (...) en leur parlant et en bâtissant certains liens», a-t-il dit.

Selon Jarmo Kekalainen, directeur général des Blue Jackets de Columbus qui possèdent le troisième choix au total, chaque organisation a sa façon de faire.

Les entrevues et les invitations à partager un repas permettent d'en savoir davantage sur le joueur en question, mais ces rendez-vous peuvent aussi permettre d'aller chercher des renseignements sur d'autres joueurs prometteurs.

Par ailleurs, Kekalainen dit apprécier le fait que de jeunes joueurs posent eux-mêmes des questions. Une discussion avec un joueur qui allait éventuellement gagner la coupe Stanley en trois occasions, ainsi que le trophée Conn Smythe, est restée gravée dans sa mémoire, plus de deux décennies plus tard.

«Je me souviens de Duncan Keith, a relaté Kekalainen au sujet du double vainqueur du trophée Norris remis au meilleur défenseur de la LNH. Il ne cessait pas de poser des questions et d'essayer de savoir comment devenir meilleur. Je m'en souviens comme si c'était hier. Ça attire votre attention.»

Parfois, des équipes vont tenter de dérouter les joueurs. Les questions n'ont pas toujours été aussi inattendues qu'elles l'ont déjà été dans le passé, bien que des représentants du Canadien de Montréal ont demandé à certains espoirs, de manières différentes, quel animal ils voudraient être.

Brayden Yager, classé 11e parmi les patineurs nord-américains, a répondu un loup avant de donner plus de précisions.

«Un loup est dans une meute. Je me préoccupe de ma famille et de mes coéquipiers», a-t-il expliqué.

De son côté, Fantilli a apprécié cet aperçu sur les modes de fonctionnement d'une dizaine d'organisations, même s'il a une assez bonne idée de l'équipe qui va nommer son nom le 28 juin prochain.

«D'entrer dans ces chambres, de ressentir l'atmosphère, d'apprendre à les connaître et leur vision a été une vraie belle expérience. Vraiment content d'avoir été capable d'avoir ça», a-t-il conclu.

Joshua Clipperton
Joshua Clipperton / La Presse canadienne