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«Elle a perdu confiance en elle, et sa curiosité et son innocence ont été remplacées par la peur et la suspicion...»
Un homme de la Montérégie qui a plaidé coupable d'agression sexuelle sur une adolescente a été condamné lundi à près de trois ans de prison, lundi au palais de justice de Longueuil.
Avertissement: cet article pourrait choquer certains lecteurs.
Kevin Patenaude a été arrêté il y a trois ans après avoir agressé une jeune fille de 14 ans qui vivait dans le même immeuble que lui.
Ce texte est la traduction d'un article de CTV News.
Selon un exposé conjoint des faits, les deux se sont rencontrés dans les couloirs et Kevin Patenaude a convaincu la jeune fille autiste de le suivre jusqu'à son appartement.
Le père de la victime s'est inquiété lorsqu'il a remarqué qu'elle avait disparu, car elle a besoin d'une surveillance constante.
La police a été appelée et a frappé à toutes les portes de l'immeuble, y compris celle de l'accusé, mais Patenaude aurait dit à la jeune fille de se cacher dans un placard. Lorsqu'elle est revenue à la maison, elle a raconté à sa famille ce qui s'était passé.
La police a obtenu un mandat pour prélever un échantillon d'ADN sur Patenaude.
Au lieu de se rendre au poste de police local, il a envoyé un ami pour fournir un échantillon. Les enquêteurs avaient des doutes, notamment parce que l'ami ne pouvait pas fournir de pièce d'identité.
«Ils ont vite compris qu'ils n'avaient pas la bonne personne en face d'eux», a déclaré le procureur Bruno Des Lauriers à CTV News. «Il a donc également été arrêté et inculpé pour cela. C'était une très mauvaise idée de leur part.»
Patenaude a plaidé coupable d'agression sexuelle, d'entrave à la justice et de violation de la probation.
Il a été condamné à 34 mois de prison à la suite d'une proposition conjointe de la Défense et de la Couronne.
Lors de l'audience de lundi, le procureur a lu une déclaration de la mère de l'adolescente sur l'impact de l'agression sur la victime.
«Ces actes ont eu un impact profond sur nous tous», a confié la mère. «Ils ont laissé des blessures profondes qui ne guériront peut-être jamais complètement.»
L'identité de la victime et de sa famille est protégée par une ordonnance de non-publication.
«Elle a perdu confiance en elle, et sa curiosité et son innocence ont été remplacées par la peur et la suspicion», poursuit la déclaration.
Le procureur a ajouté que les parents se sentaient profondément affectés
«Il est également très difficile pour une mère de savoir qu'elle n'a pas été capable de protéger sa fille contre quelque chose comme ça», a conclu Me Des Lauriers.
Une fois libéré de prison, Patenaude sera en probation pendant cinq ans, ce qui signifie qu'il devra respecter certaines conditions, notamment ne pas s'approcher d'enfants de moins de 16 ans.
Il sera également inscrit au Registre canadien des délinquants sexuels et devra informer les tribunaux de ses allées et venues pendant une période de 20 ans.