Malgré son absence, l’homme a écopé d’une peine totale de 14 ans de pénitencier, qui débutera dès qu’il sera retrouvé et arrêté.
Le procureur au dossier, Me Jérôme Laflamme, a jugé la sanction «excellente». Celui-ci a indiqué avoir particulièrement apprécié le fait que la juge Anne-Marie Manoukian ait souligné l’ampleur des conséquences des actes du père sur ses victimes et leurs familles.
«Il est difficile d’imaginer un comportement plus répugnant que de tels gestes d’un père sur ses filles», a déclaré la magistrate, ajoutant notamment que les victimes ont été agressées alors qu’elles en étaient à «une étape cruciale de leur développement personnel».
L’homme originaire du Salvador a fait vivre un véritable calvaire à ses filles, qui n’étaient encore que des enfants lorsque les sévices ont commencé. Dans une lettre lue en salle de cour au cours du procès, l’une d’entre elles avait confié se sentir comme «la fille d’un monstre» et se considérer comme «une survivante».
C’est peu après avoir été reconnu coupable il y a un an que le père, qu’on ne peut nommer afin de protéger l’identité de ses filles, aurait quitté le sol québécois vers la Californie. La Couronne avait préalablement réclamé que le pédophile soit incarcéré avant sa peine, ce que la juge avait refusé, puisque l’homme travaillait et avait toujours respecté ses conditions.
Devant sa fuite, l’une de ses victimes reproche au système de justice d’avoir failli à sa tâche.
Pour le reportage intégral, voyez la vidéo.