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Politique

Québec solidaire: la remplaçante de Manon Massé bientôt élue à Gatineau

700 personnes attendues au congrès de Québec solidaire

Reportage vidéo :
/ Noovo Info

Texte :

Caroline Plante / La Presse canadienne

Des centaines de membres de Québec solidaire vont se réunir au palais des congrès en fin de semaine à Gatineau. 

Ils doivent notamment élire une co-porte-parole pour remplacer Manon Massé. Les candidates en lice sont Christine Labrie, Émilise Lessard-Therrien et Ruba Ghazal. Elles auront la chance de s'affronter une dernière fois lors d'un débat samedi matin.

De son côté, Gabriel Nadeau-Dubois est le seul candidat masculin à se présenter pour le deuxième poste de co-porte-parole. L’événement culminera dimanche avec l’élection des deux représentants du parti.

Le congrès sera aussi l'occasion pour les membres de débattre d'idées comme celle de permettre uniquement aux femmes ou aux personnes non binaires de se présenter lors de prochaines élections partielles.

Les quelque 700 membres seront appelés à voter sur une panoplie de propositions dont une concernant le coût de la vie. On propose également de plafonner les marges de profits des grandes chaînes d'alimentation, de créer un programme d'alimentation scolaire universel et d'éliminer la TVQ sur les produits usagés et les services de réparation.

Le parti souhaite aussi que les membres discutent des changements climatiques, de l'avenir énergétique, de l'intelligence artificielle, de la culture québécoise et le vieillissement de la population.

La réflexion entamée cette fin de semaine à Gatineau se poursuivra au courant de l'hiver. Elle débouchera sur des propositions à adopter lors d'un conseil national au printemps 2024, en vue des élections générales de 2026.

Selon le plus récent sondage Pallas-Data, QS ne récolterait que 16 % de la faveur populaire, loin derrière le Parti québécois et CAQ mais à égalité avec le Parti libéral du Québec.

Les résultats des votes seront dévoilés dimanche.

À VOIR ÉGALEMENT | Catherine Dorion et QS: un manque de «discipline» au sein du parti?

Qui l'emportera?

Jusqu'ici, Ghazal, Labrie et Lessard-Therrien – qui ont des parcours bien différents – ont débattu d'indépendance et de la meilleure manière de faire progresser le parti.

Elles font toutes le constat que QS stagne, mais proposent des moyens différents d'y remédier.

De l'avis de Ruba Ghazal, une diplômée de HEC qui a grandi à Laval, le parti doit rapidement se mettre à courtiser les banlieues, des endroits qu'il a trop longtemps négligés, a-t-elle dit.

L'ancienne conseillère municipale et agricultrice Émilise Lessard-Therrien propose pour sa part de «redonner du rêve» aux Québécois en faisant de la souveraineté alimentaire sa priorité.

Et Christine Labrie s'est montrée sévère, en appelant QS à simplifier son vocabulaire, à changer le ton de son message et à faire plus de propositions concrètes.

L'ex-chargée de cours à l'Université de Sherbrooke a même accusé son parti de se servir de l'assemblée constituante comme d'une «échappatoire» pour ne pas avoir à se prononcer sur un Québec indépendant.

S'ils prennent le pouvoir, les solidaires veulent mettre sur pied une assemblée constituante qui aurait le mandat d'élaborer un projet de constitution d'un Québec indépendant.

Les trois candidates s'entendent pour dire que QS devra davantage parler de souveraineté dans les années à venir.

La répartition des appuis au candidates

Mme Labrie bénéficie de l'appui de quatre députés, soit Alexandre Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Haroun Bouazzi (Maurice-Richard), Étienne Grandmont (Taschereau) et Guillaume Cliche-Rivard (Saint-Henri--Sainte-Anne).

Mme Ghazal est appuyée par les députés de Jean-Lesage et de Laurier-Dorion, Sol Zanetti et Andrés Fontecilla, alors que Mme Lessard-Therrien a reçu l'appui du député de Rosemont, Vincent Marissal.

Gabriel Nadeau-Dubois, Manon Massé et la whip Alejandra Zaga Mendez ont indiqué qu'ils resteraient neutres d'ici le vote.

Reportage vidéo :
/ Noovo Info

Texte :

Caroline Plante / La Presse canadienne