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Les pareurs d'onglons pratiquent un métier méconnu et retirent la corne qu’on retrouve sous les pattes des vaches.
Sur TikTok, les vidéos de Nate the Hoof Guy cumulent des millions de vues. Dans chacune des courtes capsules, on le voit à l’œuvre alors qu’il retire de la corne des onglons qu’on retrouve sous les pattes des vaches. Dans les faits, ce métier est celui de pareur d’onglons, des professionnels qui disposent d’une expertise rare, mais nécessaire pour assurer la santé des animaux qui nous fournissent nos produits laitiers. Nous sommes allés à la rencontre d’une famille qui pratique ce métier de génération en génération.
Nous rejoignons Éric Ouellette, son fils Joshua et son neveu Nathaniel à Brownsburg-Chatham sur une ferme laitière avoisinante à celle de leur famille. Mais la famille Ouellette ne fait plus d’élevage de vaches. Les pareurs sont nomades et parcourent le Québec pour offrir leurs services, de Mont-Laurier à Sherbrooke en passant par Mirabel.
Éric, qui effectue ce métier à temps plein depuis presque 20 ans, voit d’un bon œil la soudaine popularité dont bénéficie son emploi en ligne.
«Ça fait de la publicité et montre un nouveau métier qui existe seulement depuis 1980», explique-t-il.
Nathaniel explique quant à lui que leur métier demeure tout le même largement méconnu.
«Je suis quelqu’un qui vient de la ville et c’est vraiment très difficile d’expliquer ce que je fais. Les premières réactions que j’ai, c’est le monde ne savent même pas que mon métier existe», illustre-t-il.
Nathaniel apprécie son métier qui lui permet d’avoir un impact positif sur les animaux de la ferme. Au fil du temps, son intérêt pour le travail s’est développé.
«À un moment donné, tu développes une espèce de passion comme si tu faisais de la sculpture. Il y a cet espère de minding-là qui te rentre dedans et ça te donne envie de travailler», illustre-t-il.
Avis aux candidats intéressés, il faut prendre note que les pareurs d’onglons ne sortent pas propres de leurs séances de travail.
Morceaux de corne, excréments de vache, abcès, les irritants peuvent être nombreux.
«Ça prend une bonne douche et tu as vraiment hâte à ta douche et à tout laver le stock et que tout soit propre», explique Nathaniel.
Avec son expérience, Éric connait ce métier comme le fond de sa poche, c’est d’ailleurs lui-même qui a appris les rudiments du boulot à son fils et à son neveu.
«Ça prend un an de formation et il faut que tu sois tenace. Pendant un an de temps, on dirait qu’ils n’ont plus de vie. C’est dur apprendre le métier, mais une fois que tu l’as appris, tu deviens à l’aise, c’est comme aller en bicycle», illustre-t-il.