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Le président ukrainien a assuré vouloir «la fin de cette guerre» mais insisté sur l'importance des «garanties de sécurité».
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé lundi à préserver l'«unité» face à la Russie, environ trois ans après un massacre de civils à Boutcha et à un moment où les appels à un cessez-le-feu se font de plus en plus pressants.
Volodymyr Zelensky, au cours d'un sommet commémoratif dans cette ville de la banlieue de Kiev, a demandé à ses alliés de continuer à soutenir la «défense» de l'Ukraine face à l'invasion russe déclenchée en février 2022.
«S'il vous plaît, souvenez-vous que Boutcha n'est pas un endroit en Ukraine», a-t-il dit. «C'est quelque chose qui peut arriver dans n'importe quel pays européen si notre unité ne fonctionne pas maintenant en vue de tenir la Russie pour responsable de cette guerre.»
L'armée russe est accusée d'avoir massacré des centaines de civils au printemps 2022 à Boutcha. Leurs corps avaient été découverts quand ses soldats s'en étaient retirés, fin mars-début avril.
Le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en janvier a rebattu les cartes sur le conflit en Ukraine. Son pays, un grand allié de l'Ukraine, s'est rapproché de Moscou et a sévèrement critiqué le chef de l'Etat ukrainien.
Le président américain appelle à un cessez-le-feu, même s'il n'a pour l'heure pas réussi à convaincre son homologue russe Vladimir Poutine de l'accepter.
La Russie, quant à elle, cherche à alléger les sanctions occidentales en échange d'une trêve en mer Noire.
«La pression sur la Russie et les sanctions contre elle sont nécessaires pour s'assurer que la guerre et les exactions ne s'étendent davantage», a assuré lundi Volodymyr Zelensky.
«Tout le monde le comprend, tous ceux qui ne ferment pas les yeux sur la réalité et ne font pas mine d'ignorer la vérité», a-t-il ajouté.
Le président ukrainien a assuré vouloir «la fin de cette guerre» mais insisté sur l'importance des «garanties de sécurité», que l'Ukraine demande à ses alliés pour éviter une nouvelle invasion de son voisin.
Volodymyr Zelensky a en outre affirmé que plus de 183.000 crimes liés à l'invasion russe avaient «déjà été documentés» par son pays.