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International

Au moins trois morts dans une frappe lancée par Israël dans le sud de Beyrouth

L'armée a déclaré avoir ciblé un membre du Hezbollah.

Des immeubles d'habitation endommagés après avoir été frappés plus tôt par une attaque israélienne à Dahiyeh, une banlieue sud de Beyrouth, au Liban, tôt le mardi 1er avril 2025.
Des immeubles d'habitation endommagés après avoir été frappés plus tôt par une attaque israélienne à Dahiyeh, une banlieue sud de Beyrouth, au Liban, tôt le mardi 1er avril 2025.
/ Associated Press

L'armée israélienne a frappé un immeuble dans la banlieue sud de Beyrouth, tôt mardi, tuant au moins trois personnes. L'armée a déclaré avoir ciblé un membre du Hezbollah.

Cette frappe aérienne est intervenue sans avertissement quelques jours après le lancement par Israël d'une attaque contre la capitale libanaise, Beyrouth, vendredi, pour la première fois depuis le cessez-le-feu qui a mis fin aux combats entre les forces israéliennes et le groupe militant Hezbollah en novembre. L'armée israélienne avait alors averti les habitants de cette banlieue très fréquentée avant l'attaque, après le lancement de deux projectiles depuis le sud du Liban, que le Hezbollah a nié avoir tirés.

Au moins sept autres personnes ont été blessées lors de la frappe aérienne de mardi, selon le ministère libanais de la Santé.

 

L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué que cette dernière frappe visait un membre du Hezbollah qui aidait le groupe palestinien Hamas dans la bande de Gaza à mener des attaques contre Israël. Elle a précisé que la frappe était «sous la direction du Shin Bet», l'agence de renseignement intérieure israélienne.

Le président libanais Joseph Aoun a condamné la frappe aérienne.

«Nous devons empêcher toute violation de la souveraineté venant de l'étranger ou d'infiltrés à l'intérieur qui fournissent un prétexte supplémentaire à l'agression», a écrit M.  Aoun dans un communiqué publié sur X. 

L'ancien chef militaire avait juré après son élection en janvier que toutes les armes seraient aux mains de l'État libanais, faisant indirectement référence aux armes du Hezbollah.

Le Hezbollah n'a pas commenté la frappe.

Des photos et des vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux et locaux montrent les trois derniers étages d'un immeuble endommagés à la suite de la frappe.

Le chef du Hezbollah libanais, Naïm Qassem, a averti samedi que si les attaques israéliennes contre le Liban se poursuivaient et si le gouvernement libanais n'intervenait pas pour les arrêter, le groupe finirait par recourir à d'autres solutions.

En vertu du cessez-le-feu négocié par les États-Unis qui a mis fin à 14 mois de guerre entre Israël et le Hezbollah, les forces israéliennes étaient censées se retirer de tout le territoire libanais d'ici fin janvier, tandis que le Hezbollah devait mettre fin à sa présence armée au sud du Litani, le long de la frontière avec Israël.

Israël a lancé des frappes quotidiennes dans le sud et l'est du Liban depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu négocié par les États-Unis, affirmant qu'elles visaient des responsables et des infrastructures du Hezbollah. 

L'armée libanaise s'est progressivement déployée dans le sud du pays. Beyrouth a exhorté la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu'il cesse ses attaques et retire ses forces encore présentes sur cinq collines du territoire libanais.