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L’été dernier, Olivier Teasdale faisait une sortie concernant les soins jugés inadéquats prodigués à son père en fin de vie à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec.
Lundi, il a rapporté des propos troublants qu'aurait tenus une employée du même hôpital, en lien avec la négligence qu’aurait vécue le père de M. Teasdale.
«Je suis dégoûté de ce que j’entends de notre système hospitalier. Je suis dégoûté de ce qu’on a vécu et je suis encore plus dégoûté de la nouvelle information de ce que mon père a dû subir dans les moments où on n’était pas présents à l’hôpital», a déploré Olivier Teasdale lors d’un entretien avec Noovo Info.
Au moment d'écrire ces lignes, l’employée en question refusait d’accorder une entrevue à Noovo Info.
De son côté, le président du Conseil pour la protection des malades estime qu’il y a des questions à poser.
«Est-ce qu’il y a eu [...] de l’incompétence dans les dossiers?» se questionne Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades. Il ajoute vouloir prendre compte du dossier et que le Conseil a trois ans pour poursuivre au nom de quelqu’un qui est décédé.
Dans l’espoir d’obtenir réparation, la famille d’Olivier Teasda;e a fait parvenir en octobre dernier une mise en demeure totalisant plus de 900 000$ à l’endroit du CHU de Québec, à qui elle reproche d’avoir fait preuve de négligence, notamment dans le suivi de son cancer, révélé pour la première fois en 2020.
Olivier Teasdale souhaite maintenant une rencontre avec le ministre de la Santé et réclame une enquête approfondie sur les événements, pour éviter que d’autres familles vivent ce qu’il a lui-même vécu.
Au moment d’écrire ces lignes, le bureau du ministre de la Santé n’avait toujours pas répondu à notre demande d’entrevue. De son côté, le CHU de Québec dit ne pas pouvoir commenter ce cas précis.
Avec la collaboration de Laurie Gervais pour Noovo Info.