Le choix du premier ministre sortant n’est pas du tout lié à des lacunes en français, a avancé Mme Joly lors d’un entretien avec Noovo Info, mais simplement en raison de la demande de TVA, qui exigeait 75 000$ à chaque formation politique afin que le débat ait lieu.
«Ça n’a pas de bon sens, a vivement critiqué Mme Joly, qui a inauguré mardi son bureau de campagne dans la circonscription Ahuntsic-Cartierville.
«À partir du moment où on met une barrière aux débats d’idées, où est-ce que ça s’arrête? Vais-je devoir payer pour une entrevue?»
Mme Joly a ajouté que M. Carney sera de passage au Québec sous peu dans le cadre de sa campagne électorale et pourra répondre en français aux questions des journalistes.
Il participera également au débat des chefs en français, mais sur les ondes de Radio-Canada, indique Mme Joly.

Ingérence étrangère: Joly répond à Poilievre
Alors que le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Pierre Poilievre, a accusé les libéraux d'«instrumentaliser» l'enjeu de l'ingérence étrangère et a soutenu que M. Carney a un «conflit d'intérêts» avec la Chine, Mme Joly a répliqué que les conservateurs «sont très mal placés pour parler» lorsqu’il est question d’ingérence étrangère.
«On est passé à travers une commission d’enquête de plusieurs mois sur l’ingérence étrangère où plusieurs d’entre nous ont témoigné», a rappelé Mme Joly.
Faisant référence aux informations du Globe and Mail, Mme Joly a réitéré que des agents du gouvernement indien auraient été impliqués dans la course à la direction du PCC de 2022 en faveur de M. Poilievre. Radio-Canada a également confirmé ces informations.
Lors d'une annonce sur le logement à Vaughan, en Ontario, en matinée, le chef conservateur a défendu la légitimité de son élection.
«J’ai gagné la course à la chefferie parce que j’avais le support. C’était une victoire massive, je n’avais pas besoin de l’aide de personne», a-t-il affirmé, en français. «Et M. (Patrick) Brown, qui s’est présenté contre moi, a témoigné dans le Parlement que l’ingérence présumée n’a eu aucun effet sur le résultat».
M. Poilievre a rappelé que la commission de la juge Marie-Josée Hogue au sujet de l'ingérence étrangère a montré qu'il n'y a aucune preuve que le Parti conservateur et les candidats étaient au courant d'une ingérence de l'Inde.

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