L'organisme propose ainsi des cours de français directement dans les établissements et une nouvelle application intitulée Dialogue FR.
«L’application Dialogue FR a été développée pour aider les commerçants à apprendre le français. Elle est complémentaire aux cours qu’on donne dans les commerces. […] On a ciblé huit artères commerciales et on a été capable de rejoindre une centaine d’employés dans 35 commerces et 200 utilisateurs de l’application de façon régulière», a expliqué Sébastien Ridoin, directeur général par intérim de l’ASDCM.
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Cette nouvelle forme d'apprentissage du français permet aux commerçants de pratiquer la langue sur leur lieu de travail.
«Avec le travail, les enfants, l’école, les réunions de parent et tout ça, il n’y a pas beaucoup de temps pour apprendre le français»
«En élargissant nos partenariats, on se trouve à élargir notre base d’apprenants», a indiqué Christine Fréchette, la ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration. «On peut rejoindre ces personnes-là qui ont de la difficulté à quitter leur commerce pour suivre des cours de français.»
C'est le cas de la copropriétaire de Belle Moda, Nataly Gonzalez, qui fait partie de ce nouveau programme.
«Comme je ne parle pas bien le français, je suis très contente d’avoir dit "oui" tout de suite», a expliqué l'utilisatrice de l’application Dialogue FR.
«Je m’engage, et le suis déjà, à donner la main à celui qui arrive avec des problèmes de communication en langue française. On a besoin de franciser les personnes qui travaillent ici»
D'ailleurs, le gouvernement du Québec a mis en place plusieurs mesures, dont la plateforme Francisation Québec disponible depuis le 1er juin, pour contrer le déclin du français dans la province. Pour la ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, cette initiative s'inscrit dans la volonté d'atteindre les petits commerces de proximité.
«Il y a une baisse de l’usage du français. Quand on regarde les principaux indicateurs linguistiques, ils pointent pas mal tous dans le sens de déclin. Donc, il est important de faire en sorte que le français soit la langue parlée dans le monde des affaires», a-t-elle renchéri en entrevue.
Voyez le reportage d'Emmanuel Leroux-Nega dans la vidéo ci-contre.