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L’imam Adil Charkaoui a demandé à ce que son dossier concernant ses propos controversés tenus lors d’une manifestation en soutien à la Palestine à la fin du mois d’octobre soit transféré à la Gendarmerie royale du Canada.
Le dossier des propos controversés de l'imam Adil Charkaoui tenus lors d’une manifestation en soutien à la Palestine à la fin du mois d’octobre a été transféré à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), a confirmé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), jeudi.
Le SPVM a ainsi obtempéré à la demande de la GRC.
Lors de la manifestation, l'imam, connu pour ses antécédents, aurait prié Dieu de façon non équivoque pour qu'il s'occupe des Israéliens.
«Dieu, charge-toi des sionistes agresseurs», a-t-il déclaré selon une traduction obtenue par La Presse canadienne. «Ô Dieu, assure-toi de n'en laisser aucun.»
En mêlée de presse la semaine dernière, François Legault s'en était indigné. Il est clair qu'il s'agit d'«incitation à la haine, à la violence», avait-il commenté.
Justin Trudeau avait alors abondé dans le même sens, jugeant «ces appels à la haine et à la violence» «inacceptables» et d'«antisémites», mais s'en remettait aux autorités policières et judiciaires quant à déterminer s'il y a lieu ou non de déposer des poursuites criminelles.
De son côté, Adil Charkaoui a affirmé être victime d'une «campagne de diffamation» en plus d'être visé par de «fausses accusations» de la part de la classe politique. Dans une vidéo d’un peu plus de 10 minutes publiée la semaine dernière, il déclarait que son message prononcé à Montréal lors de la manifestation du 31 octobre en soutien à la Palestine n'était pas teinté «de haine ni de violence.»
«Quant à la prière qui a duré 1 minute et 11 secondes, je m'en remettais à Dieu. J'invoquais Allah pour arrêter le massacre de la population de Gaza», a poursuivi l'imam.
M. Charkaoui a indiqué n'avoir jamais prononcé le mot «juif» lors de ses prises de parole, ou d'avoir ciblé un «groupe défini par le Code criminel» alors qu'il se référait à un texte religieux au moment de sa prière.
«J'ai prié Dieu — et j'ai le droit de le faire en tant qu'imam, en tant que musulman — pour que Gaza soit débarrassée de ses agresseurs», a-t-il affirmé.
Avec des informations de La Presse canadienne.
Note de la rédaction: Dans la version initaile de cet article, il était indiqué qu'Adil Charkaoui a demandé à ce que son dossier soit transféré à la GRC, alors que c'est plutôt la GRC qui a demandé au SPVM le transfert du dossier dans son giron. Pour plus d’information, consultez les normes éditoriales de Noovo Info.