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Société

«Les immigrés sont des boucs émissaires»: manifestation en soutien aux migrants au Québec

«Nous avons des victimes de [la traite des êtres humains] et maintenant nous sommes victimes du [système d'immigration].»

Les organisations représentant les demandeurs d'asile et les résidents temporaires ont tenu un piquet de grève pour attirer l'attention sur les conditions de travail précaires, le mercredi 18 décembre 2024.
Les organisations représentant les demandeurs d'asile et les résidents temporaires ont tenu un piquet de grève pour attirer l'attention sur les conditions de travail précaires, le mercredi 18 décembre 2024.
Stephane Giroux
Stephane Giroux / CTV News

Dans tout le Canada, de nombreux demandeurs d'asile, résidents temporaires et travailleurs étrangers étaient sur les lignes de piquetage mercredi. Au Québec, la province abrite actuellement plus d'un demi-million de résidents temporaires, dont beaucoup disent que leur vie est en suspens.

Ce texte est une traduction d'un article de CTV News.

Ils affirment que l'évolution des politiques gouvernementales les expose à des conditions de travail abusives.

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«Nous avons des victimes de [la traite des êtres humains] et maintenant nous sommes victimes du [système d'immigration]. Nous n'avons donc aucun droit sur leur travail.»
-Octavio Guerrero, un travailleur étranger temporaire originaire du Mexique

Nombre d'entre eux occupent des emplois mal rémunérés dans des entrepôts, où leur permis de travail dépend entièrement de la bonne volonté de leur employeur. Certains ont été accueillis pendant la pandémie de COVID-19 pour pallier une importante pénurie de personnel infirmier, mais ils se sentent aujourd'hui complètement jetables.

Les travailleurs s'inquiètent également des coupes dans les programmes d'intégration en langue française du Québec, qui empêcheraient de nombreux travailleurs de s'adapter à la vie dans la province. Selon certains, il s'agit d'une conséquence de l'apparente désignation des immigrants comme boucs émissaires par le gouvernement fédéral pour expliquer les problèmes sociaux et économiques.

«De nos jours, les immigrants sont le bouc émissaire de tout. Et c'est intéressant parce que je pense que nous avons trouvé des articles datant des années 1970 ou 1980 qui parlaient d'une crise du logement à Montréal, mais soudain, en 2024, la crise du logement est la faute des immigrants», a déclaré Claire Launay, une défenseuse des droits des immigrés.

«Même chose pour le système de santé ou le système éducatif. Nous disons qu'ils sont débordés parce que nous avons trop d'immigrants», a-t-elle ajouté.

Ils craignent que cette forme de bouc émissaire ne devienne un élément central de la prochaine campagne électorale fédérale au Canada.

Stephane Giroux
Stephane Giroux / CTV News