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Société

Les syndicats dénoncent 571 offres de départ chez Telus

«Les offres de départ, oui, sont volontaires. Mais il y a une pression qui est faite sur les employés pour accepter ces offres-là.»

Telus Place in Montreal, Thursday, November 14, 2024. THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes
Telus Place in Montreal, Thursday, November 14, 2024. THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes
Lia Lévesque
Lia Lévesque / La Presse canadienne

Des syndicats qui représentent des travailleurs chez Telus rapportent que l'entreprise a fait 571 offres de départ à ses employés, en contrepartie de compensation financière.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et le Syndicat des métallos, tous deux affiliés à la FTQ, s'insurgent contre ces offres de départ «volontaires» dans l'ensemble du pays.

Cela entraîne souvent une délocalisation des emplois outremer, a dénoncé en entrevue, jeudi, Luc Pouliot, président du Syndicat québécois des employés de Telus — une section locale du SCFP.

Il affirme que, même si ces départs étaient volontaires, une pression indirecte est faite sur les employés ciblés.

«Les offres de départ, oui, sont volontaires. Mais il y a une pression qui est faite sur les employés pour accepter ces offres-là, donc: changement d'horaire, changement de tâches, réorganisation qui n'en finit plus, pour décourager les gens. Donc, quand l'offre passe, c'est entre guillemets volontaire, mais les gens ne se sentent pas tout à fait bienvenus de travailler pour l'entreprise», résume M. Pouliot.

Le président du syndicat rapporte que l'entreprise de télécommunications n'a pas annoncé d'abolitions de postes, advenant le cas où elle n'atteindrait pas son objectif de départs volontaires. «Pas pour le moment, pas d'abolition dans cette offre-là. Dans d'autres offres, on a des fois des annonces d'abolitions. Dans celle-là, il n'y a pas d'abolition annoncée. Mais on sait que, si l'objectif n'est pas rencontré, la pression va revenir», déplore-t-il.

Telus: «une pratique courante»

La direction de Telus, quant à elle, explique qu'«il s'agit d'une pratique courante que d'offrir des programmes de départs volontaires à un grand nombre de membres de l'équipe, dans un souci d'équité envers les personnes travaillant dans les secteurs touchés».

«Nous prévoyons qu'un très petit nombre de membres de l'équipe sollicités seront intéressés à accepter une offre volontaire, et nous nous réservons le droit de limiter le nombre de départs», a ajouté la direction.

L'entreprise de télécommunications fait aussi valoir l'effet des changements dans les façons de faire. «Les solutions libre-service sont en pleine croissance, ce qui nous amène à faire évoluer nos activités pour répondre à ces besoins changeants. Pour soutenir cette transformation,  nous continuons d'offrir des indemnités de départ volontaire avec une généreuse compensation financière, qui dépasse les exigences du Code du travail du Canada et qui donne aux membres de l'équipe la possibilité de prendre leur retraite ou de poursuivre une carrière à l'extérieur de notre organisation.»

Lia Lévesque
Lia Lévesque / La Presse canadienne