Passer au contenu principal
À voir:

Début du contenu principal.

Politique

«Ingérence potentielle» d'Elon Musk et de l'algorithme de X: Élections Canada n'enquêtera pas

Des élections générales sont largement attendues pour le printemps.

Elon Musk s'exprime lors d'un événement dans le bureau ovale avec le président Donald Trump à la Maison Blanche, le mardi 11 février 2025, à Washington.
Elon Musk s'exprime lors d'un événement dans le bureau ovale avec le président Donald Trump à la Maison Blanche, le mardi 11 février 2025, à Washington.
/ Noovo Info

Élections Canada n'entend pas enquêter sur Elon Musk et la plateforme X dont il est propriétaire, comme le demandait le député de Timmins—Baie James, Charlie Angus, qui s'inquiétait de l'ingérence potentielle du fantasque milliardaire lors des prochaines élections fédérales. 

M. Angus a adressé ses inquiétudes à Élections Canada en janvier dernier, affirmant que M. Musk a joué un rôle dans les récentes élections dans divers pays, en donnant des millions de dollars à des candidats conservateurs et en utilisant X, anciennement Twitter, pour amplifier les messages politiques des candidats qu'il favorise. 

«Il a formé des alliances avec des leaders populistes de droite, amplifié des influenceurs extrémistes et diffusé de la désinformation haineuse à l'égard de groupes marginaux», avait écrit le député ontarien dans une lettre envoyée au directeur général des élections, Stéphane Perrault. 

Or, Élections Canada a pour objectif d'appliquer la Loi électorale du Canada, ce qui «ne confère pas le mandat à l'agence de mener des enquêtes», peut-on lire dans la réponse de M. Perrault envoyée à l'intention de M. Angus, qui l'a partagé sur son réseau Bluesky.

«Les questions de transparence algorithmique des réseaux sociaux, ainsi que la responsabilité de toutes les plateformes de médias sociaux et leur impact sur l'écosystème démocratique sont des questions importantes et complexes qui, à mon avis, méritent un examen attentif de la part de toutes les institutions concernées par le processus électoral et notre démocratie», fait toutefois savoir M. Perrault. «Élections Canada prend cette question très au sérieux, c'est pourquoi j'ai déposé deux rapports devant la Chambre des communes qui abordent directement ou indirectement l'aspect auquel vous faites référence dans votre lettre», ajoute-t-il. 

Charlie Angus a manifesté son mécontentement en réponse au DG d'Élections Canada, affirmant que les mesures en place pour éviter une ingérence n'étaient «pas suffisantes». 

À VOIR AUSSI | Ingérence étrangère: peut-être pas de traîtres, mais des «idiots utiles» au Parlement

L'élu du nord de l'Ontario avait précédemment insisté pour que, lors de la prochaine campagne électorale fédérale, Musk s'engage à la transparence des algorithmes utilisés sur sa plateforme afin de permettre aux observateurs électoraux de voir si X interfère en favorisant, ou en supprimant, les publications politiques. 

Des élections générales sont largement attendues pour le printemps, même si le Parlement revient en mars après que les libéraux auront choisi le remplaçant de Justin Trudeau comme chef du parti.

Dans une récente entrevue, Stéphane Perrault avait rappelé l'importance de sensibiliser les électeurs aux mesures de protection électorales déjà en place vis-à-vis les menaces incluant l'ingérence étrangère. Élections Canada disposera d'une variété d'avis et de vidéos sur le processus de vote prêts à aider à contrer la désinformation et les faussetés, avait-il déclaré. 

Avec de l'information de la Presse canadienne