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Politique

«Tuerie de Concordia»: Mark Carney s'excuse après une bourde en présentant Nathalie Provost

«Un lapsus», assure le premier ministre sortant.

Le premier ministre Mark Carney, à droite, et le député libéral et ancien ministre Sean Fraser assistent à un événement de campagne à Elmsdale, en Nouvelle-Écosse, le mardi 25 mars 2025.
Le premier ministre Mark Carney, à droite, et le député libéral et ancien ministre Sean Fraser assistent à un événement de campagne à Elmsdale, en Nouvelle-Écosse, le mardi 25 mars 2025.
/ Noovo Info

Le premier ministre sortant et chef du Parti libéral du Canada (PLC), Mark Carney, a commis une erreur lors d’un point de presse, mardi en Nouvelle-Écosse. 

Selon les informations rapportées par Radio-Canada, M. Carney a présenté Nathalie Provost, survivante de la tuerie de Polytechnique qui s’est produite en 1989, candidate pour son parti dans la circonscription de Châteauguay–Les Jardins-de-Napierville, comme étant une survivante de la tuerie de l’Université Concordia qui quant à elle, s’est produite en 1992.

 

Le premier ministre sortant a également prononcé le nom de famille de Mme Provost comme étant «Pronovost».

Dans une déclaration écrite tranmise à Noovo Info, M. Carney a affirmé avoir parlé à Nathalie Provost et s'être excusé pour «ce qui était clairement un lapsus plus tôt aujourd'hui». 

«Mon respect et ma gratitude envers Nathalie Provost, pour son engagement envers notre pays en cette période critique et pour toutes ces années passées, sont sincères.»
- Mark Carney, premier ministre sortant et chef du PLC dans une déclaration écrite

Jointe par La Presse Canadienne, Mme Provost a dit excuser son chef pour ces erreurs.

«Je ne trouve pas ça très grave, a-t-elle réagi au téléphone. Qu'il m'appelle Pronovost au lieu de Provost, moi je me mélange avec les noms de mes quatre enfants. (...) Il reste que Provost, Pronovost, c'est quand même dans la même famille.»

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«Je suis un peu plus triste pour Polytechnique, mais il reste qu'il parle de ce que je fais», de l'importance du contrôle des armes à feu, soutient celle qui est candidate sur la Rive-Sud de Montréal. 

«Comme pour moi, c'est le seul candidat premier ministre qui peut faire quelque chose, qui peut agir en matière de contrôle des armes à feu, c'est pour moi une bourde. Et je suis certaine qu'il ne la fera pas deux fois, pas après ce qui se passe aujourd'hui», a ajouté Mme Provost. 

Le chef bloquiste Yves François Blanchet n'a pas tardé à sauter sur l'occasion pour lancer des flèches contre son adversaire politique. Il a déclaré, depuis Bécancour, au Québec, que M. Carney «devrait savoir» que la tuerie de Polytechnique, au cours de laquelle 14 femmes ont perdu la vie, «est une des plaies les plus béantes, les plus tristes, dramatiques de l'histoire du Québec».Mme Provost est devenue une militante acharnée pour le contrôle des armes à feu après la tuerie motivée par la haine des féministes qui a enlevé la vie de 14 femmes en plus d'en blesser d’autres, en 1989.

La principale motivation de la candidate qui se présentera dans la circonscription de Châteauguay–Les Jardins-de-Napierville sera de ne pas «perdre» les acquis qui ont été faits au courant des dernières années dans le dossier du contrôle des armes à feu, particulièrement les fusils d'assaut.

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Mme Provost convient que «les libéraux n’ont pas été parfaits» dans leurs neuf récentes années de pouvoir à Ottawa, mais estime qu’il est «difficile [de] faire avancer des dossiers complexes». Et pour elle, le PLC a «une équipe solide» avec le nouveau chef Mark Carney. «Je suis honorée», a-t-elle dit en entrevue avec Noovo Info la semaine dernière.

- Avec des informations de Julien Denis pour Noovo Info et d'Émilie Bergeron pour La Presse canadienne.