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Société

Le petit guide du pow-wow

La saison des pow-wow bat son plein à travers le Canada depuis la fin du printemps. L’artiste visuelle atikamekw, Catherine Boivin, explique à Noovo Info la teneur de ces événements.

La saison des pow-wow bat son plein à travers le Canada depuis la fin du printemps. L’artiste visuelle atikamekw, Catherine Boivin, explique à Noovo Info la teneur de ces événements.

«Un pow-wow, c’est un rassemblement qui réunit les autochtones. Il y a des chants, des groupes de tambours qui viennent jouer, et ça réunit également des danseurs de différentes nations. Chaque nation a son pow-wow unique», définit Mme Boivin.

«Pour moi, les pow-wow c’est un moment de recueillement. C’est aussi un moment pour se rassembler avec ses proches et faires des nouvelles rencontres. C’est un moment où on se connecte avec nous-mêmes, à la terre, aux drames et à la joie.» 
- Catherine Boivin, artiste visuelle

Ce qui est devenu la célébration de l’année chez les autochtones a longtemps été illégal au Canada. De 1876 à 1951, plusieurs articles inclus dans la Loi sur les Indiens criminalisaient la tenue de cérémonie spirituelle et le port d’habits traditionnels, selon l’Encyclopédie Canadienne. En raison de ces articles, plusieurs chants ou traditions inclus dans les pow-wow se sont perdus, mais certaines ont survécu.

«J’ai entendu des histoires qui racontaient que c’était autour du tambour que se rassemblaient les gens autrefois. C’était ça qui était au centre des rassemblements. Aujourd’hui encore, c’est autour de cet élément que l’on se retrouve », raconte Catherine Boivin.

 

Les célébrations et compétitions d’un pow-wow

Les pow-wow modernes se divisent en deux catégories: les pow-wow traditionnels et les pow-wow de compétition. «Les pow-wow traditionnels sont plus tournés vers la célébration, des cérémonies et des chants pour honorer des personnes ou des chants médicinaux », spécifie Mme Boivin.

«Au Québec, il y a deux pow-wow de compétition. Durant ces événements, des juges récompensent les danseurs selon leur catégorie. Je pratique le fancy shawl depuis mes tout débuts dans les pow-wow. C’est une danse un peu plus contemporaine et très cardio», commente l’artiste visuelle.

Il existe plusieurs autres types de danses traditionnelles autochtones qui varient selon les régions à travers l’Amérique du Nord.

Mélanger autochtones et allochtones

Les allochtones sont les bienvenues dans les pow-wow mais, comme tous, ils doivent respecter les protocoles de la fête.

«Le plus important, c’est qu’il faut venir à jeun. C’est une fête sans alcool, sans drogue. Il faut aussi laisser l’espace aux autochtones pendant le pow-wow. Il faut respecter la bulle des danseurs et leur demander avant de les prendre en photos», prévient Catherine Boivin. Les allochtones peuvent se joindre à certaines danses pendant le pow-wow.