Félix Leblanc, âgé de 30 ans, a été retiré de ses classes pour une durée indéterminée par le Centre de services scolaire de la région de Sherbrooke, qui veut prendre le temps d’analyser le dossier.
Les gestes posés par Leblanc ont été perpétués sur une personne majeure et non sur une élève.
Dans le cadre d’une soirée arrosée, la victime et l’accusé sont arrivés ensemble en voiture. Celles-ci ayant consommé, elles ont convenu de passer la nuit sur place, dans le même lit. La victime s’est cependant réveillée alors que M. Leblanc l’attouchait.

Le juge a accordé à Félix Leblanc une absolution conditionnelle.
Retiré immédiatement de ses fonctions
Le Centre de services scolaire de la région de Sherbrooke a suspendu Félix Leblanc dès qu’il a été mis au courant de la situation, alors qu’il ignorait que des accusations avaient été portées contre l’enseignant.
«On n’a pas du tout été impliqués depuis le début. Ça en fait une situation particulière et délicate. Il faut lire attentivement la décision du juge et ses commentaires pour pouvoir prendre la bonne décision pour la suite», a déclaré le secrétaire général et directeur du service des communications du centre de services scolaires, Donald Landry.
M. Landry a ajouté que le centre de services scolaires irait demander un avis juridique. «Il est clair qu’on doit soupeser nos droits et obligations comme employeur. Il n’est pas impossible qu’ultimement, on puisse penser à un retour, mais avec des conditions et un cadre particuliers», a-t-il précisé.
Compte tenu de l’absolution conditionnelle dont bénéficie Leblanc, celui-ci pourrait réintégrer ses fonctions dépendamment de la décision de son employeur.
La victime a quant à elle expliqué qu’elle ne tenait pas nécessairement à ce que son agresseur perde son emploi ou qu’il ait des conséquences à long terme, mais plutôt qu’il réalise la portée de ses actions.
Voyez le reportage de Guillaume Cotnoir-Lacroix dans la vidéo.