Pour assurer la sécurité des baigneurs, il est recommandé de nager dans des zones surveillées par des sauveteurs. Mais la profession ne fait pas exception à la pénurie de main-d'oeuvre. Pour combler les postes, la Société de sauvetage fait appel à une main-d'oeuvre peu commune sur les miradors: les aînés.
Brian Tatlock, 51 ans, a répondu à l'appel. Pour lui, devenir sauveteur était un rêve de jeunesse: «Je me disais wow, j'aimerais ça faire ça plus tard. Je voyais une opportunité, il y avait pénurie de sauveteurs [...] je me suis dit pourquoi pas essayer de faire les cours.»,
Au parc aquatique de Bromont, l'un des trois endroits où il travaille en plus du parc de la Yamaska et du nouveau complexe aquatique de Granby, Brian Tatlock fait partie des sauveteurs les plus âgés. Un autre quinquagénaire, lui sauveteur dans sa jeunesse, est aussi venu prêter main-forte pendant une année sabbatique.
Les deux recrues font ainsi augmenter la moyenne d'âge d'une équipe de sauveteurs âgés majoritairement entre 15 ans et 20 ans.
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Pourtant, juché sur son mirador, Brian Tatlock, se fond parmi collègues: «Je m'adapte bien à différents âges et ici à Bromont, il y a un bon esprit d'équipe».
Pour Philippe Rainville, superviseur à la prévention au parc aquatique de Bromont, cette main-d'oeuvre apporte plusieurs avantages.
«Avec l'âge vient un certain professionnalisme aussi [...] on a des gens qui arrivent avec un bagage professionnel», explique-t-il.
Plus facile donc d'intégrer des employés qui connaissent déjà les rouages du monde du travail et pour qui la période estivale n'est pas associée à la période des vacances scolaires. «Les jeunes ont plus tendance à jaser, à socialiser. C'est vraiment un événement pour eux, c'est leur été, ils sont encore aux études», souligne le superviseur.
Il fait aussi ressortir que les sauveteurs plus âgés permettent aux villes d'offrir des cours et des bains libres en dehors des fins de semaine: «d'avoir des gens qui sont plus vers la fin de leur carrière, ça peut donner l'opportunité aux centres aquatiques d'aller chercher ces plages horaires qu'ils ne sont pas capables de combler avec des étudiants.»
Brian Tatlock invite les 50 ans et plus à suivre leur formation. Posté devant la piscine à vagues, il s'enthousiasme: «C'est un beau milieu de travail [...] regardez comme c'est beau ici, on est en vacances!»
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