Passer au contenu principal
À voir:

Début du contenu principal.

Politique

Une unité fédérale détecte une activité «coordonnée et malveillante» ciblant Freeland

La députée libérale Chrystia Freeland, candidate à la direction du Parti libéral du Canada, se rend à une réunion du caucus libéral dans l'édifice de l'Ouest sur la colline du Parlement à Ottawa, le jeudi 23 janvier 2025.
La députée libérale Chrystia Freeland, candidate à la direction du Parti libéral du Canada, se rend à une réunion du caucus libéral dans l'édifice de l'Ouest sur la colline du Parlement à Ottawa, le jeudi 23 janvier 2025.
Jim Bronskill
Jim Bronskill / La Presse canadienne

Une unité fédérale qui surveille les soupçons d'ingérence étrangère a détecté une activité «coordonnée et malveillante» – possiblement lancée par la Chine – visant la candidate à la direction du Parti libéral Chrystia Freeland.

Le Mécanisme de réponse rapide du Canada, qui est sous la coupe d'Affaires mondiales Canada, surveille l'environnement numérique à la recherche de signes de manipulations d'informations parrainées par des États pour le compte du Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignements visant les élections. 

Le gouvernement a récemment annoncé que le groupe de travail, qui est généralement actif pendant les campagnes électorales, opérerait pendant la course à la direction du Parti libéral du Canada. 

Dans un communiqué, le groupe de travail indique que l'opération d'information ciblant Mme Freeland a été retracée jusqu'au compte d'actualité le plus populaire de WeChat – un blogue anonyme qui a déjà été lié au gouvernement chinois. 

Le groupe de travail indique que MRR Canada a identifié plus de 30 comptes d'actualité WeChat impliqués dans la campagne, qui ont reçu «des niveaux très élevés d’activité et de consultation». Les articles de presse sur WeChat dénigrant Mme Freeland ont généré plus de 140 000 interactions entre le 29 janvier et le 3 février, et MRR Canada estime que deux à trois millions d'utilisateurs de WeChat ont vu la campagne dans le monde. 

Vendredi, le groupe de travail a informé la direction du Parti libéral du Canada et les membres de la campagne à la direction de Mme Freeland des conclusions, selon le communiqué. 

Sur le réseau X, Mme Freeland a affirmé qu'elle ne se laisserait pas «intimider par l'ingérence étrangère chinoise». 

«J’ai passé des années à affronter des régimes autoritaires, je sais à quel point c’est important de défendre nos libertés, a-t-elle écrit vendredi. La démocratie est forte au Canada. Je remercie nos agences nationales de la protéger.»

Mark Carney, autre candidat de premier plan dans la course au Parti libéral, a dit sur le réseau X qu'il offrait son «appui entier» à Chrystia Freeland et à sa campagne à la lumière d'un «rapport perturbant».

«Je m’engage pleinement à défendre l’intégrité de la course à la chefferie et de m’opposer fermement à toute tentative visant à ébranler notre démocratie, a-t-il affirmé. Je suis très reconnaissant envers les responsables des renseignements et de la sécurité nationale qui font un travail crucial pour maintenir la confiance à l’égard de notre processus démocratique.»

Les membres du groupe de travail continueront de surveiller l'environnement en ligne pour détecter les opérations d'information soutenues par des États étrangers pendant la campagne à la direction, ajoute le communiqué.

Jim Bronskill
Jim Bronskill / La Presse canadienne