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Les locaux de prière n’ont pas leur place dans nos écoles. On aurait pu croire que la question des accommodements raisonnables était réglée, mais la réalité, c’est qu’elle ne le sera jamais.
La question des locaux de prière dans des écoles publiques a fait les manchettes la semaine dernière et l’enjeu a immédiatement rebondi au Salon bleu. Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a choisi de tirer sur le pansement plutôt que de faire de la politique avec l’enjeu, permettant ainsi au réseau scolaire de ne pas se retrouver avec une inconfortable gestion au cas par cas.
Les locaux de prière n’ont pas leur place dans nos écoles.
On aurait pu croire que la question des accommodements raisonnables était réglée, mais la réalité, c’est qu’elle ne le sera jamais.
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Jamais la recherche du délicat équilibre entre les droits collectifs et individuels ne sera simple. Certes, des balises claires peuvent clarifier certains pans de l’enjeu et permettre une prévisibilité dans le vivre-ensemble. Mais il n’y aura pas de balises permanentes permettant que tout soit clair en tout temps pour tout le monde.
Et dès qu’on touche à la religion, un sujet hautement émotif autant pour ceux et celles qui pratiquent une religion que pour ceux et celles qui n’en pratiquent pas, il est impossible de trouver une voie de passage qui plaît à tous.
Pourtant, la motion que le Parti québécois a déposé le 5 avril, qui affirmait que la mise en place de lieux de prière dans les écoles publiques allait à l’encontre du principe de laïcité, a été adoptée à l’unanimité mercredi dernier. Oui. Même le Parti libéral et Québec solidaire ont donné leur consentement à la motion.
Immédiatement après, Québec solidaire souhaitait passer le message que les locaux de prière ne devraient pas occuper les parlementaires, que des enjeux bien plus importants avaient cours dans notre système d’éducation.
Je veux bien, mais le vivre-ensemble, et la place de la pratique religieuse à l’école, c’est important. Et je trouve étonnant que tout à coup, les demandes pour ces locaux se multiplient.
Québec solidaire a toujours semblé mal à l’aise sur la laïcité. Il faudrait être aveugle pour ne pas sentir leur inconfort quand on aborde ces questions. Maintenant, c’est bien dommage, mais ces questions méritent d’être débattues et comparer les questionnements entourant la place de locaux de prière dans nos écoles à la pénurie d’enseignants relève carrément du faux dilemme.
Je suis loin d’être obsédée par la laïcité. Et bien que j’aie suivi avec attention les débats depuis Hérouxville jusqu’à la contestation de la loi 21, en passant par la Charte des valeurs, vous trouverez peu d’écrits de ma part abordant ces enjeux.
Moi aussi, je n’aime pas toujours les commentaires que je lis ou que j’entends de certaines personnes lorsqu’on ouvre cette boîte.
Ce sont des sujets sur lesquels on doit débattre, idéalement avec bienveillance et ouverture, souvent même avec patience et pédagogie, mais on ne peut pas simplement les balayer sous le tapis.