En ce sens, c’est un record, mais le ministre des Finances, Eric Girard, invite les Québécois à regarder les chiffres différemment.
«En fait, ce n'est pas un record parce que, dans les années 1990, il y a eu des déficits de l'ordre de 3% du PIB», a commenté le responsable du budget dans une entrevue avec la cheffe d’antenne de CTV News Maya Johnson, mardi lors du dépôt du budget.
PIB, définition: Produit intérieur brut. Le produit intérieur brut (PIB) mesure la valeur ajoutée des biens et des services produits à l’intérieur des frontières d’une économie. Il sert à en mesurer la taille, alors que son évolution est un indicateur de la performance économique du territoire circonscrit. Source: Gouvernement du Québec
M. Girard affirme que ce déficit équivaut aujourd’hui à 1,8% du PIB. Et «dans le 13,6 milliards $», il y a beaucoup d’argent pour se prémunir de mauvais jours et d’investissements pour le futur, énumère le ministre des Finances: «2 milliards [de dollars] de provisions pour éventualités; 1 milliards d'investissement dans l'économie, 2,2 milliards de contribution au Fonds des générations…»
M. Girard ajoute que, «Si on regarde notre 1,8% du PIB, ça se compare à 2,5% en Colombie-Britannique, à 1,4% en Nouvelle-Écosse, à 1,1 % en Alberta…»
«Une chose est certaine, nous avions la responsabilité d'investir dans notre économie de continuer à supporter nos services face à la menace tarifaire.»
M. Girard souligne également qu’il y a évidemment beaucoup d’incertitude en lien avec la menace tarifaire de Donald Trump, le président des États-Unis. Le ministre des Finances dit avoir calculé la médiane des prévisions les plus optimistes et pessimistes, tout dépendant du comportement qu’adoptera le président des États dans la guerre commerciale avec le Canada.
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