Le président régional pour le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Frédérick Dagenais, s’attendait à recevoir une offre patronale similaire aux augmentations du secteur public de 17%. Toutefois, la dernière offre sur la table a été de 9% sur cinq ans.
«À la Sépaq, on est aussi du secteur public [...] C’est très en deçà de ce qu’on s’attendait», ajoute M. Dagenais.
Le syndicat n'écarte pas la possibilité d'aller jusqu'à la grève générale illimitée s'il le faut. C'est une situation qui pourrait être particulièrement problématique, alors que la Sépaq s'attend à recevoir un grand nombre de visiteurs cet été. Dans le contexte de la guerre économique avec les États-Unis, plusieurs Québécois prévoient bouder nos voisins du sud.
«Nous aimons nos usagers, les citoyens du Québec et les autres [...] Par contre, on est quand même des employés et on a le droit à un salaire décent», exprime le président syndical.
Par courriel, la Sépaq écrit qu'«il est normal et prévisible dans le cadre d’une négociation que les parties utilisent les moyens légitimes à leur disposition pour exercer leur rapport de force, incluant l’obtention de mandats de grève. La Sépaq demeure sure de parvenir à s’entendre avec ses employés dans un climat de respect mutuel.»
Les résultats d'un vote pour l'utilisation des moyens de pression seront connus le 3 avril.