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Société

La première ministre italienne a visité le pape François à l'hôpital

Il a passé paisiblement sa cinquième nuit à l'hôpital Gemelli de Rome.

Candles with the pictures of Pope Francis are the laid under the statue of late Pope John Paul II outside Agostino Gemelli Polyclinic in Rome, Wednesday, Feb. 19, 2025, where the Pontiff is hospitalized since Friday, Feb. 14. (AP Photo/Gregorio Borgia)
Candles with the pictures of Pope Francis are the laid under the statue of late Pope John Paul II outside Agostino Gemelli Polyclinic in Rome, Wednesday, Feb. 19, 2025, where the Pontiff is hospitalized since Friday, Feb. 14. (AP Photo/Gregorio Borgia)

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Associated Press
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La première ministre italienne Giorgia Meloni a rendu visite au pape François à l'hôpital mercredi. Elle a déclaré qu'il était «alerte et réactif» et plein de bonne humeur, malgré son diagnostic de pneumonie et d'une infection bronchique compliquée qui a mis le pontife de 88 ans sur la touche pendant six jours. 

Mme Meloni a affirmé qu'elle voulait transmettre les vœux de rétablissement au pape au nom du gouvernement et de toute la nation. «Nous avons plaisanté comme d'habitude. Il n'a pas perdu son sens de l'humour proverbial», a-t-elle indiqué, dans un communiqué publié par son bureau. 

La première ministre est la première visite extérieure confirmée connue à avoir rendu visite au pape, en dehors de ses secrétaires et de son équipe médicale, depuis son admission vendredi à l'hôpital Gemelli de Rome, où les papes ont leur propre suite au 10e étage. Sa visite, annoncée seulement après la fin de celle-ci, semblait avoir pour but d'envoyer un message rassurant, en particulier aux Italiens qui n'ont même pas vu une photo du pape depuis vendredi. 

Le pape François a bien dormi, s'est levé et a pris son déjeuner, a annoncé le Vatican plus tôt mercredi, après que des tests ont confirmé que le pontife de 88 ans avait développé une pneumonie dans les deux poumons.

Dans une mise à jour fournie tôt mercredi, le Vatican a indiqué que le pape François a passé paisiblement sa cinquième nuit à l'hôpital Gemelli. 

«[Le pape] a passé une nuit tranquille, s'est réveillé et a pris son petit-déjeuner.»
-Matteo Bruni, porte-parole du Vatican

La première ministre italienne, arrivée au pouvoir en 2022 avec un message vantant ses références chrétiennes, a fait référence en termes élogieux à l'influence qu'ont exercée sur elle les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, deux références pour les conservateurs européens comme elle. Bien qu'elle et le pape François ne soient pas d'accord sur sa répression des immigrants, ils ont fait équipe de manière constructive dans une campagne visant à inverser le faible taux de natalité en Italie. 

Des tests ont confirmé mardi que le pape souffre d'une pneumonie dans les deux poumons et que l'infection respiratoire implique également une bronchite asthmatique, qui nécessite l'utilisation d'un traitement antibiotique à base de cortisone.

«Les tests de laboratoire, la radiographie pulmonaire et l'état clinique du Saint-Père continuent de présenter un tableau complexe», avait reconnu le Vatican.

Néanmoins, le pape, qui s'est fait enlever le lobe supérieur de son poumon droit alors qu'il était jeune, est de bonne humeur et est reconnaissant des prières pour son rétablissement, a souligné M. Bruni.

Mercredi, le vicaire de François à Rome a exhorté tous les fidèles à consacrer une heure de prière silencieuse avant les vêpres du soir.

François a été admis à l'hôpital Gemelli dans un état «acceptable» vendredi dernier en raison d'une bronchite qui s'est aggravée. Lundi, le personnel médical a déterminé qu'il souffrait d'une infection respiratoire polymicrobienne, ce qui signifie qu'un mélange de virus, de bactéries et peut-être d'autres organismes a colonisé ses voies respiratoires.

Une bronchite peut conduire à une pneumonie, qui est une infection plus profonde et beaucoup plus grave des sacs aériens des poumons. La pneumonie peut se développer dans une partie d'un poumon, dans un poumon entier ou dans les deux poumons. Elle a tendance à être plus grave lorsque les deux poumons sont touchés, car il n'y a pas de tissu pulmonaire sain pour compenser.

Le traitement varie selon la gravité, mais peut inclure l'apport d'oxygène par un tube nasal ou un masque, des liquides intraveineux, et le traitement de la cause sous-jacente de l'infection.

Jusqu'à présent, le pape François respire seul, a déjeuné tous les jours, est sorti du lit, a lu les journaux et a travaillé depuis sa chambre d'hôpital.

Le Vatican n'a fourni aucune information sur la façon dont François réagit aux médicaments qui lui ont été administrés, si ce n'est qu'il n'a pas de fièvre.

Le Dr Carmelo D'Asero, spécialiste des maladies infectieuses et gériatriques à Rome, a nuancé que l'absence de fièvre n'est pas nécessairement positive, compte tenu de la gravité de l'infection.

«Une forte fièvre est le signe d'une réponse immunitaire à un agent pathogène, a-t-il expliqué. Avoir une faible fièvre et une infection bronchique grave est le signe d'une réponse immunitaire diminuée et cela nous inquiète un peu plus, disons. Peut-être que s'il avait eu de la fièvre, cela aurait été mieux.»

Le Vatican n'a donné aucune indication sur la durée de l'hospitalisation du pape, se contentant de préciser que le traitement d'un «tableau clinique aussi complexe» nécessiterait un séjour «adéquat». 

Le pape a reçu des dessins et des cartes de prompt rétablissement de la part d'enfants soignés dans le service d'oncologie de l'hôpital où il se trouve. 

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