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Les entreprises de télécommunications canadiennes ne s’attendent pas à être durement touchées par la guerre commerciale en cours avec les États-Unis, mais elles sont confrontées à d’autres défis économiques qui pourraient limiter leur capacité à attirer de nouveaux clients dans un avenir proche.
Un rapport publié lundi par Desjardins mentionne que les principaux fournisseurs ayant présenté une conférence à Montréal la semaine dernière «ont clairement indiqué leur exposition limitée aux droits de douane», tout en reconnaissant que le secteur n’est pas à l’abri des pressions macroéconomiques négatives.
L’analyste Jerome Dubreuil précise dans une note à ses clients qu’il ne serait pas surpris de voir l’un des trois grands opérateurs ne signaler aucun ajout net de nouveaux clients au cours de son dernier trimestre, voire une baisse.
Il explique que les équipes de direction «ont généralement semblé prudentes» quant à leurs ajouts d’abonnés au premier trimestre, compte tenu d’un ralentissement «significatif» de l’immigration.
La note indique que les entreprises pourraient également envisager de céder des actifs cette année afin de réduire leur dette dans un contexte de faible croissance du secteur, de versements de dividendes élevés et de coûts élevés pour le spectre.
La conférence Desjardins s’est tenue les 17 et 18 mars et comprenait des présentations de BCE, la société mère de Bell Canada, ainsi que de Telus, de Québecor et de Cogeco Communications.