Depuis la pandémie, l’UdeS a mis sur pied avec ses partenaires un programme de recyclage des masques de protection contre la COVID-19 afin de les transformer en matériaux composites faits à base de plastique et de bois.
Voyez le reportage complet de Dominique Côté dans la vidéo ci-contre.
Constatant les grands volumes de production de lunettes d’éclipse, l’institution d’enseignement a souhaité voir s’il était possible de les réutiliser dans le même procédé de transformation que les masques.
«On parle d'un plastique orphelin qu'on ne peut pas envoyer au recyclage, et on parle évidemment de fibre de bois avec le carton. Donc, oui, on pouvait l'envoyer à notre procédé de recherche», a expliqué Patrice Cordeau, vice-recteur adjoint au développement durable de l’UdeS.

L'objectif du projet de recherche, c'est donc de récupérer des matières qui sont vouées à l'enfouissement.
«C'est de leur trouver des débouchés en créant un composite qu'on va pouvoir utiliser comme matériau de construction. Déjà, on a commencé à faire des meubles.»
Notre équipe s’est rendue sur le campus principal mardi et a questionné les étudiants à savoir s’ils connaissaient l’existence du programme. Malheureusement, ceux interrogés ne le savaient pas. «Je les ai jetées à la poubelle. Je n'en ai pas entendu parler et je ne crois pas avoir reçu de courriel à ce sujet», a soutenu l’un d’eux.
En apprenant la nouvelle, une employée de la faculté d’éducation a tout de suite pris le temps de les rapporter là où elle les avait obtenues. «Ils nous les ont donnés gratuitement si on présentait notre carte étudiante à la bibliothèque, donc j’imagine que si j’y retourne, ils vont les reprendre.»
D’autres avaient tout simplement décidé de les garder comme souvenir de cette journée mémorable.
Points de collecte
Patrice Cordeau recommande aux étudiants et à la population de conserver leurs lunettes, ou bien de les déposer dans les différents bacs prévus à cet effet sur le campus. Celles-ci seront ensuite triées par les équipes faisant partie du projet.

Si les lunettes sont encore en bon état, l’UdeS prévoit d’ailleurs en faire profiter à d’autres populations qui auront droit à une éclipse solaire.
«Dans notre programme, on va essayer avec nos partenaires du centre hospitalier universitaire de Québec de les envoyer en Afrique parce qu'ils vont avoir une éclipse solaire le 2 août 2027.»
Et pour celles qui seront brisées ou endommagées, «on les enverra à notre plan pilote de recherche pour leur récupération dans notre usine à Val-des-Sources, en Estrie», a-t-il conclu.
Après avoir revalorisé les masques de protection, l'Université invite à nouveau les étudiants à se rendre aux différents points de collecte sur les campus, cette fois pour recycler leurs lunettes d'éclipse.
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