Une consommatrice de crack sous le couvert de l'anonymat a révélé à Noovo Info, vendredi, qu’il y aurait une nouvelle drogue sur le marché: du crack en vrac.

«C’est de couleur vert lime. C’est comme une pâte», a-t-elle expliqué. Après avoir consommé cette drogue, la dame raconte avoir souffert d’étourdissements sévères.
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«Je me suis assise par terre. Ce n’est pas normal. Je ne m’étais jamais sentie comme ça. Ça fait 15 ans que je consomme.»
«Plus ça va et plus le crack n’est plus du crack. Je ne sais plus ce qu’ils mettent là-dedans.»
Le directeur général du centre d’injection supervisé Cactus Montréal, Jean-François Mary, s’inquiète de l’arrivée de ce crack en vrac dans les rues de Montréal. «J’aimerais pouvoir en analyser. Ce n’est probablement pas du crack ou des substances de très mauvaise qualité.»
De son côté, la consommatrice de crack voit les impacts de cette nouvelle drogue dans la métropole, elle qui estime que la violence a augmenté depuis. «Ce n’est plus juste une claque sur la gueule», a-t-elle déploré.
Selon Ann-Gaël Whiteman de l’organisme La rue des femmes, le crack a des répercussions sévères sur les comportements des femmes.
«Elles sont dans des états où elles-mêmes ne se reconnaissent pas. On ne les reconnaît pas non plus», a-t-elle mentionné.
Une hausse de violence envers les femmes
Mme Whiteman raconte qu’une jeune femme de 27 ans est arrivée devant la porte de l’organisme jeudi. Elle avait été violée et battue par quatre hommes. Elle avait les jambes et les côtes cassées.
«Pour survivre dans la rue, ils n’ont pas le choix de consommer», a déploré M. Mary. «Quand on est une femme, on ne peut pas dormir la nuit. Il faut rester réveillé et il faut bouger.»
La consommatrice de crack s’insurge devant un tel acte de barbarie.
«Ce sont des animaux.» Pour se défendre, la dame révèle avoir pris la décision de s’armer avec une arme blanche.
«Si je me sens suivie, je leur dis que je suis armée.»
Voyez le reportage de Véronique Dubé dans la vidéo.