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Pourtant, Israël et le Hamas semblaient récemment s'être rapprochés d’un accord de cessez-le-feu...
Les frappes israéliennes à travers la bande de Gaza dans la nuit de samedi à dimanche ont tué au moins 20 personnes, dont cinq enfants, selon les autorités médicales palestiniennes.
Ces frappes sont survenues tandis que les autorités israéliennes ont autorisé le cardinal Pierbattista Pizzaballa, un représentant du Vatican, à entrer dans la bande de Gaza pour y célébrer une messe avant Noël avec des membres de la petite communauté chrétienne du territoire.
Une frappe sur une école qui abritait des réfugiés de Gaza a fait au moins huit morts, dont trois enfants, selon le ministère palestinien de la Santé.
L’armée israélienne a déclaré qu’elle avait effectué une frappe précise sur des combattants du Hamas qui s’y étaient réfugiés.
Une frappe sur une maison dans la ville centrale de Deir al-Balah, tard samedi, a tué au moins huit personnes, dont trois femmes et deux enfants, selon l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa, qui a reçu les corps.
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Un homme et sa femme ont été tués dans une autre frappe dans la ville méridionale de Khan Younis dimanche, tout juste après minuit, selon l’hôpital Nasser à proximité. Une attaque contre une voiture dans la ville de Gaza a tué deux personnes, selon le ministère de la Santé.
Il n’y a pas eu de commentaires immédiats de l'armée israélienne sur ces frappes.
Israël mène des frappes quotidiennes dans la bande de Gaza depuis plus de 14 mois, soit depuis le début de la guerre avec le Hamas. Il dit cibler uniquement les militants du Hamas, les accusant de se cacher parmi les civils, mais les bombardements tuent aussi des civils, dont des femmes et des enfants.
Pourtant, Israël et le Hamas semblaient récemment s'être rapprochés d’un accord de cessez-le-feu qui inclurait la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens, mais plusieurs obstacles demeurent. Les pourparlers indirects de longue date ont été à plusieurs reprises bloqués.
Des dizaines de chrétiens se sont rassemblés à l’église de la Sainte-Famille à Gaza, où le cardinal Pizzaballa et d’autres membres du clergé célébraient la messe. Un sapin de Noël était décoré d’ornements dorés et de lumières blanches scintillantes, et des garçons d’autel portant des robes rouges et blanches tenaient des bougies.
«Pour Noël, nous célébrons la lumière et nous nous demandons où est la lumière. C’est l’un des endroits où il y a de la lumière», a déclaré le cardinal Pizzaballa.
Le bourdonnement des drones israéliens qui tournaient au-dessus de leur tête, un son qui est devenu omniprésent à travers Gaza pendant la guerre, pouvait être entendu tout au long de la messe.
Cette rare visite à Gaza du patriarche latin de Jérusalem est survenue au lendemain de critiques formulées par le pape François concernant les actions d’Israël à Gaza. Le chef de l'Église catholique avait aussi dénoncé que son envoyé n’avait pas pu entrer samedi sur le territoire à cause des bombardements israéliens.
«Hier, des enfants ont été bombardés. C’est de la cruauté, ce n’est pas la guerre», a déclaré le pape François lors de ses vœux annuels de Noël au Vatican.
Le pape a récemment demandé une enquête pour déterminer si les actions d’Israël à Gaza constituent un génocide, une conclusion plus tard partagée par Amnistie internationale. La Cour internationale de justice enquête aussi sur les allégations de génocide portées contre Israël par l’Afrique du Sud.