D'ex-membres de la Mission de l’Esprit-Saint ont confié à Noovo Info les réalités au sein de cette organisation qui maintient une emprise constante sur ses adeptes. À travers des témoignages-chocs, l'enquête démontre comment les disciples ont été gardés dans l'ignorance, à l'écart de la société.
«J’ai vécu l’enfer, il faut que ça cesse», a dit une jeune femme de 18 ans qui s'est enfuie quelques années auparavant afin de fuir les pressions psychologiques et les violences physiques qu'elle vivait au sein du mouvement religieux.
Le rôle des femmes dans ce groupe ne se résumerait qu'à enfanter, sans égard pour leur santé physique et psychologique.
«La vérité, c'est qu'ils ont menti. Ils ont menti à leurs épouses, à leurs enfants, à leurs amis et à nous tous qui avions confiance en eux», affirme un autre ex-adepte, qui a autrefois obtenu un rôle de haut niveau dans l'organisation centenaire.
Environ 2500 membres entretiendraient la Mission de l'Esprit-Saint au Québec. On les retrouverait dans les régions de Joliette, à Saint-Paul, à Montréal, à Anjou et à Lavaltrie.
Les ex-membres, qui témoignent à visage découvert, désirent aujourd'hui sensibiliser les différentes autorités sur le cauchemar de milliers de personnes.
La journaliste Marie-Christine Bergeron avoue avoir été bouleversée au cours de son reportage. «La société échoue toujours à protéger des jeunes de certains mouvements sectaires, ici au Québec», relate-t-elle. «Ces victimes vont vivre avec des cicatrices toute leur vie et plusieurs ne réussiront jamais à surmonter les retards dans leur parcours scolaire.»
La prison de l'Esprit-Saint est une production de Noovo Info et est réalisée par Isabelle Tincler (Père 100 enfants, L'appartement 5). La série de trois épisodes sera disponible dès le 26 novembre sur Crave.
Note de la rédaction: Noovo Info et Crave sont des divisions de Bell Média, qui fait partie de BCE Inc. Pour plus d’information, consultez les normes éditoriales de Noovo Info.