🗳️ Élections Québec 2026

«PSPP» deviendra premier ministre d’un gouvernement minoritaire du PQ

Le PQ gouvernera, scénario catastrophe pour la CAQ, le PCQ fait d’importants gains, le PLQ désignée opposition officielle et QS perd un siège.

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«Paul! Paul! Paul!»: PSPP et le PQ célèbrent leur victoire à Montréal Voyez le discours de victoire du premier ministre désigné du Québec Paul St-Pierre Plamondon.

Après une campagne électorale de 39 jours, le Québec a décidé de porter au pouvoir le Parti québécois (PQ) mené par leur chef Paul St-Pierre Plamondon qui est désigné pour occuper les fonctions de premier ministre.

Le gouvernement St-Pierre Plamondon sera minoritaire, ce qui pourrait entraver la route vers ce qui est prioritaire pour lui: la tenue d’un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat.

Reste que la victoire péquiste marque la fin de huit ans de règne caquiste dont la grande majorité a été pilotée par François Legault, au terme d’une défaite cuisante de sa successeuse, Christine Fréchette.

Après avoir été chaudement ovationné par les partisans du PQ dans un rassemblement à l’Espace Saint-Denis, à Montréal, le premier ministre élu Paul St-Pierre Plamondon s’est adressé à la foule dans un discours ponctué de «olé, olé, olé».

Il a affirmé que le Québec ouvrait un «nouveau chapitre de son histoire» et a à nouveau promis d’être le premier ministre de «tous les Québécois et Québécoises sans exception».

M. St-Pierre Plamondon et les troupes péquistes ont tenu bon après avoir été en tête des sondages tout du long de la course. Pour une formation politique qui ne comptait que trois députés en 2022, la remontée est significative.

À VOIR | Élections Québec 2026: les résultats complets

Déconfiture totale de la CAQ

Pour la première ministre sortante Christine Fréchette et la Coalition avenir Québec (CAQ), le scénario d’être rayées carte s’est confirmé en milieu de soirée.

Avant l’officialisation des résultats chez Élections Québec, le parti n’était en voie de faire élire aucun député.

Dans un discours qu’elle a livré peu avant 22h à Trois-Rivières, lieu de rassemblement de ses partisans, Mme Fréchette a affirmé qu’elle prenait la responsabilité pour les résultats de la soirée. «Cette défaite, c’est la mienne, pas la vôtre», a lancé Mme Fréchette aux candidats et aux bénévoles qui ont fait campagne pour la CAQ.

Pour Mme Fréchette, battue dans sa propre circonscription, gouverner le Québec a été «le plus grand honneur qui lui a été confié», mais aussi «une énorme responsabilité». Elle s’est engagée à orchestrer une transition «ordonnée, complète et respectueuse».

Mme Fréchette aura failli à maintenir à flot la CAQ malgré des sondages plutôt encourageants en début de campagne.

Au moment du départ de M. Legault du poste de premier ministre et de la chefferie de la formation politique qu’il a créée, la CAQ avait perdu l’appui d’une forte majorité d’électeurs qui jugeaient que le travail du gouvernement était insatisfaisant.

Assermentée comme première ministre du Québec en avril dernier, Mme Fréchette n’a vraisemblablement pas été en mesure de maintenir l’opinion favorable des Québécois dont elle profitait au départ de la campagne électorale.

Les caquistes ont perdu beaucoup de vitesse dans les intentions de vote dans cette campagne, particulièrement dans les deux dernières semaines, selon la majorité des sondages. Toujours selon les mêmes coups de sonde, la cote de popularité de Mme Fréchette a été malmenée particulièrement dans les jours suivant les différents débats télévisés.

Le PLQ renforce son statut à l’Assemblée nationale

De son côté, le Parti libéral du Québec (PLQ) a confirmé, même renforcé son statut d’opposition officielle à l’Assemblée nationale, où son chef Charles Milliard fera son entrée pour la première fois. Ce sont 40 députés libéraux qui ont été élus.

Lors de son discours en fin de soirée, M. Milliard a indiqué réaliser «un rêve» en devenant député.

«Nous étions 18 députés et maintenant, nous sommes 40», s’est exclamé M. Milliard devant la foule lors du rassemblement libéral à la microbrasserie Octave de Magog.

Le chef du PQ a également s’est montré ouvert à examiner les propositions du futur gouvernement péquiste en ayant en tête l’amélioration de la qualité de vie des Québécois, mais a prévenu qu’il n’est pas question de discuter de référendum, la priorité du premier ministre élu.

Les conservateurs jubilent, QS sauve les meubles

Vainqueur dans sa circonscription, le chef du Parti conservateur (PCQ), Éric Duhaime, pourra compter sur plusieurs autres élus conservateurs à l’Assemblée nationale. M. Duhaime sera entre autres accompagné de Maïté Blanchette-Vézina, Karine Laflamme et Éloïse Coulombe, qui porteront les couleurs du parti à Québec.

Le PCQ a fait élire au total 19 députés à l’Assemblée nationale. «Ce soir l’espoir renaît au Québec, nous venons d’écrire une page d’histoire», a mentionné Éric Duhaime lors de son allocution dans un rassemblement partisan à Lévis, circonscription remportée par Mme Laflamme aux dépens du ministre sortant de l’Économie, Bernard Drainville.

«Les conservateurs vont faire leur entrée par la grande porte de l’Assemblée nationale!», a dit le chef conservateur, soulignant que les conservateurs ont écrit une page d’histoire lundi soir.

De son côté, Québec solidaire (QS) a remporté neuf sièges. Ce résultat lui permettra d’être désigné comme parti officiellement reconnu à l’Assemblée nationale. Lors du déclenchement des élections, QS occupait 10 sièges à l’Assemblée nationale.

Les co-porte-paroles Ruba Ghazal et Sol Zanetti ont tous les deux gagné dans leurs circonscriptions respectives. Lors de son discours, Ruba Ghazal a affirmé que les résultats de son parti prouvent que la gauche est toujours bien vivante dans la province.

«On s’est battus comme seule la gauche sait se battre», s’est exclamé la solidaire devant les partisans réunis à Montréal.

Revoyez les développements de la soirée

Avec la collaboration de Guillaume Théroux, Émile Bérubé-Lupien, Émeric Montminy et Laurie Gervais pour Noovo Info