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Politique

Vive douleur toujours présente pour Émilise Lessard-Therrien

Quelques jours après sa défaite aux élections provinciales

Émilie Lessard-Therrien, députée de Québec solidaire, lors de la période des questions, le mercredi 3 avril 2019 à l'Assemblée législative de Québec.
Émilie Lessard-Therrien, députée de Québec solidaire, lors de la période des questions, le mercredi 3 avril 2019 à l'Assemblée législative de Québec.
Samuel Deschênes
Samuel Deschênes / Noovo Info

La douleur est toujours vive pour Émilise Lessard-Therrien, quelques jours après sa défaite aux élections provinciales.

La députée solidaire sortante de Rouyn-Noranda-Témiscamingue a été coiffée au fil d'arrivée par le caquiste Daniel Bernard.

«On va atterrir tranquillement, essayer de comprendre ce qu'il s'est passé, essayer de tourner la page éventuellement. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas fait du bon travail. On a mené la meilleure campagne dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue. On a fait de multiples propositions. Je suis extrêmement fière du travail accompli dans les quatre dernières années, mais aussi des derniers 36 jours.», admet Émilise Lessard-Therrien.

Maintenant sans emploi, la jeune mère de famille s'inquiète pour l'avenir de sa circonscription, mais aussi l'ensemble de la région. Pour les quatre prochaines années, l'Abitibi-Témiscamingue a élu trois députés caquistes en Suzanne Blais, Daniel Bernard et Pierre Dufour.

«Que ce soit la santé ou la qualité de l'air, c'est douloureux de devoir laisser tomber ces dossiers-là. Ça m'inquiète pour l'avenir de la région, mais plus largement, ça m'inquiète pour notre démocratie, de voir l'ensemble de la région basculer au bleu poudre. Le dernier rempart à notre démocratie, ce sont vous les médias, qui allez devoir prendre le relais. Malheureusement, je ne pourrais plus le faire à Québec.», se désole-t-elle.

Émilise Lessard-Therrien n'ose pas se prononcer pour les prochaines élections de 2026, mais la porte semble toutefois ouverte quant à un éventuel retour.

«C'est sur que c'est tôt pour répondre à cette question-là. Quatre ans sont si vite passés, si longs en même temps. On dit souvent qu'on quitte la politique pour mieux y revenir. Pour moi, la politique a été une révélation. Je ne sais pas quelle forme elle va prendre dans les prochaines semaines ou années, mais je n'exclus rien, pour l'instant.», ajoute la politicienne.

Samuel Deschênes
Samuel Deschênes / Noovo Info