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Politique

Québec solidaire veut encadrer le droit à la déconnexion

«Les employeurs doivent se demander si le texto à 23h ou le courriel le dimanche matin est vraiment nécessaire», estime Alexandre Leduc, leader parlementaire de Québec solidaire.

Le leader parlementaire de Québec solidaire, Alexandre Leduc, répond aux questions des journalistes le mercredi 2 novembre 2022 à l'Assemblée législative de Québec.
Le leader parlementaire de Québec solidaire, Alexandre Leduc, répond aux questions des journalistes le mercredi 2 novembre 2022 à l'Assemblée législative de Québec.
/ Noovo Info

Le leader parlementaire de Québec solidaire (QS) et responsable en matière de Travail, Alexandre Leduc, réclame l'encadrement du droit à la déconnexion.

Le député d'Hochelaga-Maisonneuve demande au gouvernement de François Legault - et précisément au ministre du Travail Jean Boulet - d'entreprendre un important chantier à ce sujet pour l'année 2023.

«Droit à la déconnexion : Droit donné à un travailleur de refuser de rester joignable au moyen d'appareils électroniques pour des motifs professionnels en dehors de ses heures de travail.»
Définition du droit à la déconnexion selon l'Office québécois de la langue française

Alexandre Leduc, qui a déposé un projet de loi en 2020 - puis un autre en 2021 - afin d'obliger les employeurs à adopter une politique de déconnexion dans leur milieu de travail, est d'avis qu'il est grand temps d'agir.

«Le télétravail fait maintenant partie intégrante de nos vies depuis la pandémie, et pourtant, la loi sur les normes du travail n’est pas du tout équipée pour répondre à la réalité du télétravail et pour assurer le respect du droit à la déconnexion», fait valoir M. Leduc via un communiqué transmis aux médias. 

À lire égalementMonde du travail en 2022: en mode hybride et protection contre l'inflation demandée

Télétravail en hausse

Selon une statistique avancée par Alexandre Leduc,  près d’une personne adulte sur deux au Québec fait du télétravail.

Le leader parlementaire de Québec solidaire  croit que la première étape vers l'élaboration d'une politique de déconnexion est «de reconnaître qu'un changement de culture est nécessaire dans les milieux de travail.»

«Les employeurs doivent se demander si le texto à 23h ou le courriel le dimanche matin est vraiment nécessaire. La réalité est peut-être différente d’un milieu de travail à l’autre, mais il y a une chose qui est pareille partout : le besoin des travailleurs et des travailleuses de tirer la plogue après leur journée de travail», a affirmé Alexandre Leduc.

À lire également : 

M. Leduc compte présenter de nouveau un projet de loi lors de la prochaine session parlementaire.

Droit à la déconnexion

L’Ontario est la première province du Canada - et la seule pour le moment - à avoir légiféré en matière de droit à la déconnexion. Ainsi, toutes les entreprises comptant 25 employés ou plus sont tenues, depuis juin 2022, d’adopter une politique de «déconnexion du travail».

Dans la loi ontarienne, la «déconnexion du travail» s’entend «du fait de ne pas effectuer des communications liées au travail, notamment les courriels, les appels téléphoniques, les appels vidéo ou l’envoi ou la lecture d’autres messages, de manière à être en inactivité.»

Le droit à la déconnexion est aussi encadré, entre autres, en France, en Espagne, au Portugal et en Belgique.