Début du contenu principal.
«On a des enjeux d'arrimage à l'évidence, mais si demain matin il y a une élection, je vote Bloc.»
Dans la foulée d’extraits d’un mémo rendu public faisant état de tensions entre le Parti québécois (PQ) et le Bloc québécois, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a refusé de dire s’il avait de bonnes relations avec le leader bloquiste Yves-François Blanchet, malgré les nombreuses questions des journalistes.
«Je ne rendrai pas public un certain nombre de discussions qui ont rapport avec ce mémo-là. Le mémo parle de lui-même. (...) On a des enjeux d'arrimage à l'évidence, mais si demain matin il y a une élection, je vote Bloc», a indiqué le chef péquiste en mêlée de presse à l’Assemblée nationale mardi.
Le Parti québécois n’a pas voulu faire parvenir le mémo en question à La Presse Canadienne, renvoyant l’agence aux médias de Québecor qui le citent.
Selon ce qui est rapporté, le PQ dénonce les «manques de respect» du Bloc et l’accuse d’avoir recruté des employés et des candidats vedettes, notamment Alexis Deschênes, qui va se présenter dans la circonscription de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj. M. Deschênes a été candidat péquiste en 2022 et en 2014.
«Je pense que la mise au point est nécessaire. Elle est fondée sur des constats, des faits et c'est parce que ç’a lieu dans un contexte assez rare de chevauchement électoral», a expliqué Paul St-Pierre Plamondon.
Le chef péquiste fait référence au fait que des élections fédérales pourraient être déclenchées incessamment, alors que le PQ tente de ravir la circonscription de Terrebonne à la Coalition avenir Québec. Le vote pour cette partielle aura lieu le 17 mars.
Paul St-Pierre Plamondon assure que le recrutement de candidats va bon train. «On a déjà 400 CV en attente», a-t-il assuré.
Le Bloc québécois a refusé la demande d’entrevue de La Presse Canadienne.
Après avoir écorché les libéraux la semaine dernière dans la foulée du rejet de la candidature de Denis Coderre, le ministre Simon Jolin-Barrette s’est permis de railler le chef péquiste.
«M. Blanchet, c'est mon député fédéral. Je m'entends très bien avec lui. C'est quelqu'un de sympathique, quelqu'un d'avenant. Quand on est ensemble, dans les activités, on a du plaisir. Je ne comprends malheureusement pas pourquoi M. St-Pierre Plamondon refuse de dire que M. Blanchet est un homme sympathique», a-t-il ironisé avant d'entrer au Salon rouge pour la période de questions.
En février 2024, Paul St-Pierre Plamondon a partagé une publication sur Facebook où on le voyait attablé dans un restaurant avec le chef du Bloc. «Rencontre sympathique avec mon ami Yves-François Blanchet. L'indépendance, ça se prépare!» avait-il alors écrit.
Un mois plus tard, les députés péquistes Joël Arseneau et Pascal Paradis étaient présents lors du conseil général du Bloc à Québec. L’élu de Jean-Talon y avait même pris la parole.